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Les terres cuites grecques : pour qui ? Pourquoi ? Comment ?

Le Learning Center de l’Université de Lille, Sciences Humaines et Sociales, a présenté une exposition consacrée aux terres cuites grecques antiques intitulée Les terres cuites grecques. Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? du 1er mars au 6 avril 2016. Cette exposition prend appui sur la recherche conduite en équipe depuis trois décennies à l’université.

Une approche renouvelée

Toutes les civilisations anciennes ont produit des figurines et statuettes de terre cuite, matériau pratiquement indestructible. Les qualités esthétiques des terres cuites grecques, multipliées par le moulage, leur ont valu une faveur particulière auprès du public moderne à partir de leur découverte en nombre au XIXe siècle dans les nécropoles de Tanagra (un nom devenu commun pour désigner les statuettes grecques) en Béotie, et de Myrina en Asie mineure.
Si l’étude des terres cuites s’est longtemps cantonnée au point de vue d’une histoire de l’art un peu surannée, elles ont récemment fait l’objet d’approches nouvelles : l’étude des procédés de fabrication et de diffusion a révélé un artisanat de masse étonnamment moderne, tandis qu’une attention particulière portée aux contextes de trouvaille et aux autres objets qui leur sont associés éclaire leur signification et leur fonction dans le sanctuaire et la tombe. Les terres cuites apportent désormais une contribution essentielle à la connaissance de la religion et plus généralement de la société grecques.

Pour qui ? Pourquoi ? Comment ?

Depuis trente ans, l’étude des terres cuites est une des spécialités de l’archéologie à l’Université de Lille, Sciences Humaines et Sociales, au sein du Centre de recherche HALMA – UMR 8164 (CNRS, Université de Lille, MCC). Prenant appui sur ces travaux, l’exposition s’articule autour de trois grandes questions :

    Pour qui ?
    Qui étaient les destinataires des figurines ? À quels dieux étaient-elles offertes ? À quels défunts étaient-elles destinées ?

    Pourquoi ?
    Pourquoi les déposait-on dans les sanctuaires et dans les tombes ? Quels rituels y étaient associés ?

    Comment ?
    Quelles techniques utilisaient les artisans pour fabriquer les terres cuites, de l’objet unique à la production en série ? Quels sont les contextes de découverte ?  Mais encore : Comment les archéologues étudient ces objets aujourd’hui ?